L’Etat, un bénéficiaire nécessaire

A ce jour, le crédit, soutient de toute croissance, reste un accord transactionnel entre un acteur économique et un établissement financier. Absent de ces opérations fondamentales, l’Etat n’en extrait légitimement aucune ressource financière directe.

Dans le modèle financier du PID, l’Etat devient un bénéficiaire conventionnel de tout acte de crédit. Il s’agit d’établir à son bénéfice, un prélèvement «indolore», mais pourtant générateur de très substantielles ressources financières à l’échelle d’un pays. «Indolore», parce que ce prélèvement ne s’effectue pas sur le capital emprunté, ce qui dans ce cas amoindrirait la force d’emprunt du contractant, en affectant la compétitivité et la performance du prêt, et l’assimilerait à une taxe qu’il faudrait politiquement expliquer.

Ce prélèvement s’effectue sur les seuls intérêts des capitaux placés et dans des proportions non pénalisantes, parce qu’infinitésimales.

Si cette quote-part prélevée au profit de l’Etat est quantitativement faible, elle demeure mécaniquement liée à la durée de l’emprunt contracté, percevable annuellement dès le terme de la première année.

Cette contribution nommée TGF, pour Taxe Génération Future, dans la version française du progiciel du PID, est affectée à l’Etat qui l’emploiera au profit du développement économique et social de la Nation.

C’est à cet égard, que la «philosophie» du modèle financier qu’est le PID, exprime son sens profond et sa réelle pertinence.

A l’échelle d’un pays, il ne s’agit plus d’un seul emprunt actif contracté par an, mais bien de milliers d’emprunts, voire selon toute vraisemblance de millions, effectués par les particuliers (prêts à la consommation, prêts auto, prêts logements), les entreprises (investissements, recherche, développement, immobilier), ainsi que ceux contractés par les collectivités locales et territoriales.

Dans le modèle financier du PID, l’Etat percevra pour chacun de ces prêts, une somme minime en terme de proportion, mais de façon certaine durant toute la durée de l’emprunt, lui permettant en cela une lecture prévisionnelle claire de ses «rentrées de fonds».

L’Etat peut alors, avec certitude, programmer et engager tout ou partie de son désendettement.

Ainsi, sans créer de taxes supplémentaires ou complémentaires, au seul moyen d’un prélèvement «indolore» qu’est le PID, ne nécessitant aucun coût de perception, et très moral tant sur le fond que sur la forme, un Etat peut recouvrer la totale maîtrise de ses finances et de ses budgets.

Cette liberté d’action retrouvée s’accompagnera très probablement, de celle de décider des enjeux sociétaux stratégique de son choix, qu’il aura alors les moyens pragmatiques d’instaurer.